lundi 9 juillet 2012

Epilogue des 100km 2010


Épilogue des 100km d’Eupen

Momo sirote tranquillement sa bière aux côtés de son pote de toujours, Séraphin. Il est aux alentours de midi alors que les deux compères en sont à leur quatrième pinte ! L’état pré-comateux qu’ils atteignent ne les aide pas à converser. Ne sortent de leurs bouches, aux lèvres tuméfiées, que des vapeurs d’alcool…
A la table voisine, sur cette magnifique terrasse protégée des fréquentes intempéries pourtant normales pour cette région vert printemps toute l’année, la famille Braque se marre bien. Bob Dylan, le plus jeune, bave en engloutissant le McAcq qu’il a entamé quelques secondes plus tôt. Sa jolie Sylvie de sœur, une trainée… de ketchup enrobé de cette moutarde assez épaisse pour transporter quelque hachis de cornichon, s’étouffe en l’encourageant, alors que leur père, Johny, un picon-bière dans le pif, se tape sur les cuisses tant il est fier de sa progéniture !! Ne cherchez pas la mère ! Elle est en train de faire des passes dans la caisse pourrave qu’elle a tirée à son abruti de mec qui l’a, à nouveau, foutue en cloque un soir de partouze interrompue par une descente de flics avertis par la fumée curieusement aromatisée qui s’échappait des fenêtres de cette vieille Merço aux amortisseurs habitués à grincer ainsi, chaque vendredi soir, entre 19 et 21 heures, quand Johny s’en va en guerre avec ses collègues, alors qu’il en a marre, Braque !! « A la tienne ! Salope » !!!

Voilà ! Le décor est dressé pour cet émouvant épilogue.

Un beau bruit de moteur vient polluer et, paradoxalement, entretenir cette distinguée ambiance. Mais, dans un premier temps, personne ne le perçoit réellement, tant les deux chiards Braque font marrer leur con de père. Quant aux deux autres, anesthésiés qu’ils sont, un simple ronronnement, ajouté au doux roucoulement entretenu par les Braque, ne suffit pas pour leur ouvrir un nouvel horizon. Mais, soudainement le moteur se tait, et avec lui, les ricanements des gamins, les conneries du père et les onomatopées des deux autres poivrots. Cette coupure sonore a en fait réveillé tous ces bons clients. Mais, la suite prend du temps à se dessiner, à s’animer. Des portières se sont bien ouvertes, mais rien n’a suivi pendant quelques dizaines de secondes. Momo est accroché à la suite, les lèvres pendantes du poids de l’alcool ingurgité depuis son réveil matinal accidentel, dû à sa chute depuis le lavabo sur lequel il avait passé la nuit, cramponné au robinet, mais celui-ci lui a pété dans les doigts !!! Séraphin allonge difficilement le cou de cinq bons centimètres pour mieux apprécier la scène. Et les secondes passent sans qu’évolue la situation ! Bob Dylan va pour pousser la chansonnette quand la Sylvie jolie, de sa petite mais déjà rocailleuse voix, lui intime l’ordre de la fermer ! Car, elle, elle a déjà entrevu, de son côté, un pied, nu, un deuxième pied à son côté comme pour former la paire, puis une cheville, l’autre, et très lentement les mollets puis les genoux, bardés de bandages… toute cette chair emballée s’extirper délicatement du Scénic marron glacé. Le suspens  est presque à son comble. Johny, à son tour, voit se dérouler, par une autre ouverture, le même spectacle extraordinaire. Il en arrête de boire, avale son énorme gorgée aussi lentement qu’une troisième paire de jambes, aux extrémités ornées de nombreuses mignonettes poupées blanches,  s’éjecte du véhicule, à la vitesse supersonique d’un escargot en rut. Et les trois propriétaires de ces membres délicatement déployés se dévoilent progressivement jusqu’à se trouver totalement à l’air libre. Et quand il voit le premier se mouvoir, le tronc incliné à une bonne trentaine de degrés vers l’avant, Momo ne peut retenir un « Ooohh ! » d’étonnement. Le second puis le troisième, tout en alternant grimace et large sourire, avancent chaque jambe très précautionneusement, un peu plus incliné que leur compère. Séraphin a du mal à retenir ses yeux globuleux qui s’exorbitent. « Vise ça ! » lance-t-il à Momo. « Morbleu ! » répond celui-ci, « c’est quoi, ces gars-là » ?!
Sébastien, Maxime et Charles progressent très lentement, vers ce qui leur rappelle un poste de ravitaillement, dans la douleur. Mais ça les amuse ! Entrecoupés de « Aie !! Ouille !! J’ai mal partout ! J’ai mal au cul ! ...etc. » les rires de nos trois visiteurs se rapprochent de la terrasse. Le spectacle est saisissant ! Incapables d’avancer les membres plus rapidement, ces gars semblent avoir chevauché sans arrêt depuis des jours, et paradoxalement, bien entendu, ils piaffent… de rire ! Le public en a donc pour son prix. Malheureusement, cette scène aurait mérité ce que dans le temps on avait coutume d’appeler le carré blanc ou plus récemment un petit « 12 ans » ! Car les spectateurs présents ne semblent pas saisir le côté dramatique de cette situation comique ! Et pour ajouter une touche de couleur, Johny entonne, toutefois discrètement, un « Court plus vite, Charly… ». Quant à Momo, délicatement, comme à son habitude, il ne peut s’empêcher de demander à son pote : ce qu’à son avis « ils pouvaient bien faire dans leur grande bagnole pour avoir mal au cul comme ça » ?!
Quand, après dix minutes d’un cheminement douloureux, tout de contorsions et d’arrêts constitué, les trois nouveaux venus parviennent à poser leur postérieur sur une de ces chaises fixée au sol, ils entament un langoureux et curieux striptease, tant cette épreuve leur a parue éprouvante et calorifique. Aux yeux des habitués du lieu et à juste raison, les membres supérieurs ne paraissent pas en meilleure forme que les jambes. Pourtant, ils vont de surprise en surprise. Et les mots leur manquent définitivement lorsqu’ils découvrent trois marcels verts fluo laissant déborder des montagnes de muscles !!
En attendant leurs trois chocolats chauds, les trois champions ne tiennent pas en place. Ces corps, pourtant impeccablement sculptés, sont endoloris à l’extrême. Mais curieusement, ils continuent à en rire. Et chaque mouvement de pied, ou de toute autre partie du corps, prend un temps infini. Mais le mal être est tel qu’il faut changer de pose dès qu’on pense en avoir trouvé une correcte.
Aux deux tables voisines, on ne peut détacher le regard de ces trois types en pleine représentation théâtrale. Alors, Johny s’affaisse progressivement sur la table, aidé par ses coudes, préoccupés par le soutien d’une tête prête à déborder de bonne bibine, en plein aquaplaning sur le mélange ketchup moutarde. Heureusement pour lui, les morceaux de cornichon font barrage à l’écroulement pourtant prévisible de ce bon père de famille qui sait si bien occuper les petits ! Vu la dernière date inscrite sur les marcels flashis, celle d’aujourd’hui, ils viennent juste de terminer ce truc incroyable : 100 kilomètres ! « Cent bornes !! » s’exclame soudainement Momo. « Putain d’sa race !! 100 !!! » renchérit Séraphin. « Allez, les gars ! Ca s’arrose !!! Patron ! La tournée géné… géné… rale » !!! Gêné, lui aussi, Charly, le petit pépère de 53 ans à la barbichette blanche, décline l’alléchante invitation de cet admirateur : « Non, merci ! On s’est assez fait arroser comme ça, camarade » !!

dimanche 1 juillet 2012

Ultime répétition... à froid !

A l’occasion de leur traditionnelle dernière séance de préparation, les Warriors avaient rendez-vous avec une météo rafraîchissante en ce dimanche matin. Tous les membres n’étaient certes pas rassemblés pour former un ensemble cohérent, mais les présents ont pourtant réussi à se faire plaisir et profiter des conditions qu’ils découvraient tant l’inspiration était à l’ordre du jour. Mais il a fallu faire sans le malheureux Momo, décidément fort malmené par ses genoux. C’est donc avec une grosse pensée qu’ils se sont élancés sous la caméra espionne et l’illustre GPS (nouvelle version !!) de Super Max. L’objectif n’était donc pas si simplet que ça. On se souvient que leur record mondial avait été établi il y a un peu moins d’un an à l’occasion de l’ultime virée… Et quoi qu’on en dise, même avec des gazelles toutes neuves : 41km/h… ça ne peut pas se battre facilement !!
Mais, je vais vous laisser juger par vous-même de leur prestation avec les preuves sous les yeux. Vous pourrez ainsi voir ce qu’est un vrai Warrior (plein de Aine et vidé de ses tics !!!) en pleine action : comment il grimpe, crapahute, crache ses poumons pour éliminer un concurrent gênant…  Et là, prévoyez le seau car si vous désirez agrandir l’image qui vous appelle, vous risquez d’être secoués, voire dérangés !! Ensuite, vous pourrez suivre vos héros à la trace sur le parcours que vous trouverez en lien… Tout un programme, donc…
Eh, oui… ces vieux briscards, prêts à tout faire péter dans le Perche, sont à la pointe de la techno. Logique… non ?!
Pour finir, vous pourrez souffler et profiter d’une vraie (petite) semaine de repos… avant le grand jour, qu’ils auront à cœur d’organiser lors d’un dernier séminaire au cours de la semaine, loin des flashs et des micros d’une presse toujours déchaînée !!




La carte de ce beau parcours





mercredi 27 juin 2012

J-10


J-10 !!! Eh oui ! Déjà !! Et même qu’en cette fin de journée, on approche sérieusement de J-9 ! Il est donc temps de chauffer nos fans, voir en réchauffer certains. Mais sachez, chers amis, qu’en marchant comme nous, ça réchauffe, ça chauffe… la machine… et le caberlot !! Ainsi, pas plus tard que ce matin, j’étais carrément en eau en regagnant mon château personnel, alors que le temps n’était toujours pas beau ! Quant à mon crâne, il était évidemment en ébullition à l’idée de vous concocter ce petit article…
Samedi 7 juillet, comme vous allez pouvoir le découvrir sur la grille de départ, les Warriors seront presque sur tous les fronts ! Presque, car sur les conseils de la grande majorité de ses coéquipiers, notre cher Momo s’est résigné à changer son fusil d’épaule ! (Don’t panic ! les détails suivent !!)

PARCOURS
Cette belle manifestation, qui ne comporte que des marcheurs, propose ainsi 4 marches différentes :
25 kilomètres, départ samedi à 10h00
50 kilomètres, départ samedi à 10h00, durée limite de marche : 12 heures
100 kilomètres, départ samedi à 10h00, durée limite de marche : 24 heures, 800 m de dénivelé
50 kilomètres de nuit, départ samedi à 20h00, durée limite de marche : 12 heures

L’EQUIPE
Voici la composition de l’équipe qui s’alignera sur la ligne de départ. Et comme charité bien ordonnée commence par soi-même, je m’élance en premier !! Eh, oui !!
Pour vous montrer que je ne suis pas totalement le goujat que vous imaginez logiquement, je vous explique la manip ! Je vais vous présenter tout ce petit monde… en prenant les tronches souriantes que vous pouvez admirer depuis quelques mois sur notre page d’accueil. Aussi, il est vrai que j’aurai dû commencer par la gauche, et en plus par la gente féminine. Mais pour plus de commodité je fais le contraire ! Mais je fais vite pssqu’ vous me connaissez ! Enfin… ptêt pas tous…
A droite toute (sur la photo, pas dans la réalité !!!) Charly, alias Marathonman. Je m’élance sur le 100km. Seul… Enfin : seul des Warriors ! Mes compagnons des éditions précédentes ayant déclaré forfait pour cette distance, ou ayant carrément disparus de la circulation !! Ma préparation ne me satisfait pas pleinement, mais on fait comme on peut, et c’est un sacré boulot et une énorme de temps !!! Aussi, je me sens moyennement prêt. J’essaierai donc d’y aller cool ! Mais je me connais bien, et les pétages de câble me connaissent bien. Je me sens bien et je me laisse aller, et c’est l’erreur, comme l’an dernier à Bruges !!! En plus, au cours de notre longue répétition à Fontainebleau, la semaine dernière, j’ai choppé une tique !! Vous savez, ces sales petites bestioles, qui se plantent souvent là où il ne faut pas, puis qui vous sucent et peuvent vous transmettre des saloperies. Celle-ci me sévit dans l’aine depuis une semaine et m’affaiblit petit à petit ! Restera-t-il encore quelque chose de moi au bout de la Perche ??? Ce que j’ai compris avec elle, c’est qu’il faut faire gaffe à l’aine !! Mais d’où vient-elle, exactly ?????
Et puisque je parle de l’aine, voici venue ma voisine (de gauche, elle aussi ! Mais pourtant presque aussi à droite que moi ! Mais plus sérieusement : très adroite avec un pinceau ! Ptêt qu’elle pourrait me badigeonner la tique !!!?) originaire de l’Aisne. Cette Bénédicte-là se contentera de faire sa Béné pendant 25km, tout en étudiant la flore qui en ce moment doit elle aussi exubérer par tous les pétales ! Habituée de la distance depuis cette saison avec nous, elle ne rêve que d’une bonne douche et d’un petit Tariquet à l’arrivée !
            Puis, à sa droite mais à sa gauche sur l’image mais aussi à gauche et gauchère qu’adroite de ses deux mains mais après tout je n’en sais rien car je ne la connais pas assez… Quoiqu’il en soit, voici venir notre gazelle N°2 : Agnès. En quelques mois de présence parmi nous, elle a gravi les échelons… que dis-je : les marches… qui mènent à la gloire !! Relativement silencieuse (par rapport à d’autres dont je tais, pour l’instant, les noms…) elle n’en est pas moins efficace ! En témoigne la maestria avec laquelle elle nous a plusieurs fois guidé au cours de nos périlleuses sorties ! Agnès, pour commencer dans ce sport, a décidé il y a quelques temps de tenter le coup sur le 50km de jour. Je pense que c’est un bon choix pour commencer. Légère, elle marche bien et ne nous a encore jamais montré de signe de grande fatigue ou de difficulté. Elément sûr, donc !! Sauf… sauf qu’elle possède un monstre de chien prénommé Goliath. J’espère simplement que ce n’est pas lui qui m’a refilé une tique ! Mais comme il n’écoute rien… même pas Julio Iglesias, il est bien capable d’avoir fugué et ramené avec lui un tas de ces saloperies…
            Vers le centre, le célébrissime Sir Alphons… Notre doyen ! Nous lui devons donc un certain respect !! Mais ce n’est quand même pas une raison pour tolérer tout de sa part, en particulier ses errements nombreux, mais aussi ses mises en scène. Epoux de notre grande Béné, rien que par ce titre il devient louche ! Les poux et les tiques sont en effet du même genre de saloperie !! Et comme il est lui aussi arrivé de l’Aisne… Bref, s’il n’est pas totalement bubonisé d’ici là, Al participera aux 25km. Lui aussi habitué de cette distance depuis quelques mois ne devrait avoir aucune difficulté à réussir son contrat. Mais étant aussi en course pour un autre défi, il devra se méfier de ces écarts dont il a le secret !
Tania est devenue notre gazelle n°1 en commençant par s’intéresser à nos petites marches. Dans un certain passé, elle s’était illustrée sur le Paris-Mantes ! Et lorsqu’elle m’en a parlé, l’automne dernier, elle m’a mis la puce à l’oreille !! (De ce fait, concernant ma petite affaire, elle devient elle aussi suspecte ! Décidément, ça commence à faire du monde) ! Motivée pour revenir sur ses pas, elle a fini par déclarer forfait. Dans 10 jours, à n’en pas douter, elle servira de lièvre à nos Warriors du 25km. Légère, elle possède une vitesse de pointe aussi rapide que l’eau claire (Là, il fallait que je dise quelque chose, et j’ai dit n’importe quoi !)
Peu à sa place sur la photo, notre Momo ne semble pas à la fête. Aligné sur le 100 bornes l’an dernier à Bruges, il a dû abandonner au 57ème. Cette fois, par manque de temps, il avait décidé de n’en faire que 50. Mais par originalité, il désirait marcher de nuit. Finalement, par respect pour ses pauvres genoux qu’il avait un jour confié à un brave chirurgien, il se contentera de faire le chemin aux côtés de nos 25 bornards. Bientôt retraité d’un illustre service d’informatique, il… devient aussi suspect de me servir des tiques !!!!
Ma chère et tendre Danièle n’est motivée que par le plaisir de passer un moment qui pourrait être agréable en compagnie de ses amis. Très bonne marcheuse quand elle ne passe pas son temps à regarder là où elle pose les pieds, elle se contentera de sa distance fétiche : 25km. Elle aussi, virtuose de l’informatique !!!
Enfin, voici notre vice-présidente : Dame Josie ! N’ayant pas voulu fausser compagnie à son Momo favori à Bruges, elle en était restée elle aussi à 57km. Cette fois, très prise par le temps, elle n’a pu se préparer à fond. Elle se contentera certainement d’aller au bout de ses 50 bornes. Elle n’a rien à voir directement avec ma tique, mais l’ayant vue à l’œuvre au cours d’un séminaire warrioresque, je ne serai pas étonné qu’elle soit aux commandes de cette machination…

Quoiqu’il en soit, et même si tout ce petit monde va au bout de son contrat, il reste une autre compétition. Qui, en effet, se verra remettre le « Dagobert » récompensant le Warrior le plus méritant dans les compétences du gros nase ?? Une chose est sûre : la concurrence est sévère !

vendredi 22 juin 2012

Alimentation


Voici à titre indicatif le régime alimentaire que je m'efforce de suivre aussi bien que je le peux avant le jour J. Vous en faites ce que vous voulez...


 
Di, lu, ma : 50% de glucides           c'est-à-dire : pâtes, riz, quinoa, patates  +  légumes verts
me, je, ve : 65% de glucides

jeudi 21 juin 2012

Fontainebleau

En guise de dernière longue séance de préparation avant l'apothéose dans le Perche, une partie des Warriors s'est rendue en Forêt de Fontainebleau, mercredi dernier. Un véritable morceau de choix que cet écrin de verdure rêvé puis choisi par notre trésorier Coco !
Le site est si vaste que nous avons du plancher sur l'élaboration du parcours pendant plusieurs semaines. Il nous fallait concevoir un itinéraire d'environ 40 km sur lequel nous pourrions avancer assez rapidement dans cette gigantesque toile d'araignée. Nous désirions nous confronter à une longue distance avant le jour J afin de nous habituer ou nous réhabituer à la chose et tester notre endurance. Aussi, pour nous simplifier la tâche et nous garder un peu de temps pour aussi nous consacrer à nos métiers relativement prenants, nous avions imaginé d'utiliser ce qui existe déjà et qui est balisé (sentiers de Grande Randonnée, Tour du Massif de Fontainebleau...) et les multiples routes et parcelles de forêt numérotées.
C'est donc l'esprit léger que nous avons entamé notre promenade de santé. Il nous suffirait de repérer sur nos cartes les axes à suivre et de retrouver les balises correspondantes sur les arbres et les rochers. Fastoche ! 
Mais dès notre départ, les balises annoncées du TMF se montrèrent clairement... effacées ! Les premiers instants d'une telle situation ne sont pas forcément stressants dès lors qu'on pense qu'il ne s'agit que d'une question d'adaptation. Savoir à quoi ressemblent exactement les balises attendues peut en effet prendre un peu de temps ! Puis, après un bon moment de flottement, de tâtonnements et surtout de perte de temps, s'ensuit un énervement perturbateur ! Alors, des décisions se prennent, des demis-tours s'effectuent et les prévisions de la progression en prennent un coup. Ainsi, après ce temps de flottement, les Warriors ont enfin pu trouver une vitesse de croisière plus appropriée dans un environnement des plus agréables. Un beau ciel bleu tenait compagnie à une fraîcheur bienfaitrice (14°C) qui donnait tort à la météo que j'avais étudiée tout au long des derniers jours. Le sol très humidifié par les fortes pluies récentes dégageait cette petite brume matinale qui embellit encore les paysages forestiers. Et après nous être concentrés sur un astucieux slalom entre les flaques d'eau et de boue, nous avons abordé nos premiers rochers, ou plutôt et afin de nous mettre en appétit, notre première grimpette.


Et, c'est presque arrivés au sommet de celle-ci que j'ai aperçu, à une cinquantaine de mètres, quelque chose qui bougeait, comme une queue d'animal. Mais quel animal ? Je me posais cette question tout en signalant cette attraction à mes compagnons qui me suivaient à quelques pas. Et en quelques secondes, nous distinguâmes clairement la silhouette de notre hôte : un sanglier ! La bête broutait tranquillement le bord du sentier, notre chemin, son sentier ! Alors, une petite décharge de stress a parcouru la colonne des Warriors. Quelques rires nerveux accompagnés de commentaires, trop bruyants à mon goût, ont couvert l'événement. Puis, est apparu le dénommé Marcass Hun, immédiatement suivi de Marcass deux... ! Et là, nous avons pensé qu'il pouvait y avoir un danger pour nous ! Il est de renommée que les laies protègent sérieusement leurs petits. Alors !! Les Warriors se sont tu ! Puis, c'est Monsieur Sanglier qui a pointé son nez !! Maman ne bronchait toujours pas et continuait a farfouiller dans la boue bordant son sentier. Et même si Monsieur ne semblait pas nerveux, il a fallu qu'il se montre le plus fort, sauvage, effrayant. Se tournant vers nous, il a esquissé un ou deux pas ! Comprenant que le gaillard ne plaisanterait pas, nous avons alors initié une marche arrière stratégique. Mais décidément le bougre avait décidé d'avoir le dessus, et il avança à nouveau de quelques pas ! Cette fois, nous lui tournâmes le dos pour faire un vrai demi-tour. Et après quelques mètres, alors que nous réfléchissions à quel sentier emprunter pour contourner cet obstacle, en jetant un coup d'oeil, nous vîmes qu'il n'y avait plus rien à voir. Rien ni personne !! Les monstres avaient disparu ! Ouff !



Nous nous demandâmes s'il était encore judicieux d'effectuer un détour au risque de s'égarer à nouveau. Et après une concertation expédiée, nous décidâmes de rester sur le sentier de Monsieur et Madame Sanglier. Mais il nous  fallait quand même être prudents. Et mes compagnons ne semblaient pas très chauds pour ouvrir le bal. Alors, comme un vrai Président se doit, dans les grandes occasions, de montrer l'exemple, je pris la tête du groupe, de notre groupe de Warriors, de ces Warriors qui avaient mis en déroute et fait battre en retraite cette bande de sauvages barbares qui, tels leur ancêtre Attila arrivé par les Ardennes (lieu de mes premiers 100 bornes), ne laissent rien repousser après leur passage !! Gonflé à bloc par ma terrible responsabilité, je me saisis de la première arme que je trouvai : un caillou... aussi gros qu'une noisette ! Ainsi rassuré et motivé, je poussai le cri du roi des chasseurs de sangliers que je rencontrai instantanément dans mes vieux souvenirs littéraires ! Gonflant ma cage thoracique d'ex-maratonman, je poussai le "Youh ouhh" grave mais étouffé de mon héros préféré qui dissuada définitivement nos agresseurs d'une nouvelle tentative ! Imité par mes coéquipiers, j'avançai quand même très prudemment, surveillant le côté du sentier vers lequel la famille rôdait encore, et cherchai de l'autre côté les arbres susceptibles de recevoir une envolée de Warriors en cas de soudaine attaque désespérée. Et après une épique progression d'une centaine de mètres, nous nous sentîmes enfin hors d'atteinte...
Ouff !!
Après cette aventure imprévue et gérée de main de maître, nous n'avons plus eu qu' à marcher, déchiffrer les balises, marcher encore, et encore marcher...
Et après avoir admiré nombre de somptueux chênes et majestueux hêtres, lutté sans DCA contre de virulentes escadrilles de moustiques, nous nous sommes retrouvés à notre point de départ.
La performance n'est pas vraiment bonne, mais nous sommes tous allés au bout avec beaucoup de plaisir. Certes, nous avons perdu trop de temps à chercher notre chemin, et les grimpettes ainsi que les slaloms dans les rochers ne nous ont pas aidé. Mais, si nous voulons parvenir dans les délais lors de nos respectives prestations dans le Perche, il nous faudra activer davantage nos gambettes ! Et en attendant, il nous reste encore une dizaine de jours de préparation.

mercredi 13 juin 2012

Avis aux amateurs

En cette période bien arrosée de veille de l'ultime promenade des Warriors 2012 au complet, la nature reprend ses droits. Les multitudes de  papiers gras, bidons et autres semblent avoir disparu de nos sentiers. Ceux perdus par quelques maladroits, ceux abandonnés par de sombres crétins, ceux déposés par des salopards... Ainsi, pour quelques temps, envahis, cachés, camouflés par une végétation en pleine exubérance, toutes ces saloperies sont devenues invisibles tout en étant bien présentes ! 
Et au cours de ma marche de ce matin, le grand herboriste, mondialement réputé que je suis, a vu ces choses incroyables : des carottes géantes de quatre bons mètres de haut !! Et je vous assure que se faufiler entre elles avait quelque chose de fantastique !
Si vous êtes tentés par cette expérience, je pense que vous ne devriez ne pas tarder à vous rendre en ce lieu que vous connaissez (la frayère située entre Villiers et Couilly).
Dans le même ordre d'idée, je cherche quelqu'un pour me tenir compagnie, tout en marchant vite durant 3 à 4 heures ce weendend, mais pas samedi après-midi car je dois tambouriner à 16h à Villeneuve le Comte pour "la fête des sports".

dimanche 10 juin 2012

soins des pieds

Avant qu'il ne soit trop tard, voici quelques moyens pour se tanner les arpions (comme dirait Al) afin d'essayer de se les préserver durant notre infernale chevauchée percheronne.

Dernière née de la science podologique : se fournir en crème "tano"  pour se badigeonner les choses chaque matin pendant 3 semaines. Mais il faut aussi s'hydrater les mêmes choses chaque soir avec la crème "Nok" toutes 2 de chez Akiléïne. Il faut donc commencer ce travail ce vendredi 15.
Recette précédente (fournie par notre vice-présidente) : se citronner les choses tous les soirs pendant aussi 3 semaines. Mais j'ai constaté que ma peau partait en lambeaux plusieurs semaines après lors de mes 2 essais précédents.
Autre dont j'étais adepte pour les marathons : durée 2 semaines
- semaine 1 :
o   appliquer le beurre de karité 1 à 2 fois par jour
- semaine 2 :
o   alterner 1 fois par jour :
§  un jour : beurre de karité
§  l’autre jour : Alcool iodé ou acide picrique à 1% 

Je vous laisse choisir. Mais perso, j'ai opté pour tano à 7,90 euros + nok dans les mêmes eaux, et je me suis déjà fourni en pharmacie.